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Agroalimentaire IDmer

Tendances alimentaires 2019-2020

Les grandes tendances :

On constate que la notion du temps s’est modifiée dans l’esprit des consommateurs ; le gain de temps est devenu primordial, le rythme de vie s’accélère. Le temps consacré aux courses et la préparation des repas se réduit.

En conséquence, il y a un développement important de l’offre alimentaire en ligne, de plateformes de commandes, de frigos connectés … Cette offre est abondante et diversifiée. On trouve toutes les cuisines à portée de main et l’innovation produit est très présente. Le consommateur externalise donc son alimentation et ses valeurs auprès de chefs de services R&D…

Les influenceurs tels les applications Nutri-Score, Yuka, Nova … se développent. Ces applications vont guider le consommateur dans son acte d’achat en notant le produit scanné, en apportant des commentaires parfois néfastes pour les marques, les contraignant à reformuler les produits en réduisant ou en supprimant certains ingrédients de leurs recettes.

Le consommateur a beaucoup d’attentes vis-à-vis de son alimentation : cette dernière doit être nomade et en même temps « faite maison », saine et répondre aux leviers santé et mieux vieillir.

Le linéaire snacking est ultra dynamique avec des produits ayant un bénéfice : santé, ingrédient (super Food = goji, détox, nutrition…). De nouveaux moments de consommation se développent, comme les apéros dinatoires avec des produits innovants, gourmands et sains.

Les pratiques environnementales et sociales sont importantes pour le consommateur : moins d’emballages, produits bio, écoresponsables, avec la notion de cycle de vie, labels, circuits courts, manger local, développement d’applications et de pratiques anti-gaspillage avec par exemple : « too good to go » ou encore l’industriel « rebelle » qui commercialise des confitures à base de fruits déclassés de la grande distribution.

On observe qu’il y a une baisse de la consommation des protéines animales au profit des protéines végétales car ces dernières ont une image plus saine et plus durable auprès des consommateurs. De nouvelles protéines alternatives se développent tant dans le végétal (exemple les microalgues), que dans l’animal (les insectes) ou les sources synthétiques. Ces nouvelles sources devraient représenter 1/3 des protéines d’ici 2054 d’après certains experts.

 

Les contradictions dans les comportements des consommateurs :

  • Paradoxalement le consommateur est donc en attente de produits pratiques, à usage facile et sécuritaires, tout en remettant en question les produits ultra transformés et en ayant peur de l’industrie. Les liens entre le consommateur, l’industrie et l’agriculture se distendent entrainant des incompréhensions et des décalages de perception. L’influence des médias est capitale sur ce point , comme exemple la crise de la viande.
  • Ainsi le consommateur est dans l’attente de produits sains et naturels. Pourtant dans les faits les meilleurs lancements produits de ces 3 dernières années sont 3 produits Ferrero riches en graisses et sucres et ultra transformés !
  • De plus, on note que c’est le prix d’achat qui influence en premier l’acte d’achat des aliments, prenons en pour exemple les émeutes dans les grandes surfaces pour le Nutella à -70%, alors qu’on a une fois encore affaire à un produit ultra transformé, gras et sucré. (Etude en ligne via l’Access Panel Harris Interactive / Tolunaen septembre 2019)

 

Mars 2020 : Covid19, bouleversement des tendances de consommation et impact sur l’industrie :

La consommation alimentaire a fait un bon de plus de 30% après le démarrage du confinement. Dans un premier temps, les produits alimentaires ciblés étaient majoritairement de base et pouvant être stockés, ce qui a eu pour conséquence de désorganiser les rayons et de faire tourner les entreprises agroalimentaires à plein régime.

Puis, les consommateurs ont rationalisé leurs approvisionnements en achetant le nécessaire et en établissant de nouvelles normes.

Les français privilégient les circuits courts de distribution à proximité de chez eux, et les « réassorts » en drive (e-commerce). Cette dernière solution rencontre des difficultés techniques liées à l’explosion de la demande.

Les produits bio rassurent dans ce contexte de crise sanitaire, leur image est associée au local, et au naturel, les ventes progressent dans ce secteur.

Les entreprises spécialisées dans la restauration hors foyer subissent de plein fouet la fermeture des cantines et restaurants.

Le trop plein de lait a été réorienté vers la fabrication de poudre de lait et de beurre, la consommation de viande a chuté, et les vendeurs de fruits et légumes souffrent de la fermeture des marchés. On assiste à une déconsommation des produits frais.

A l’inverse la vente des produits surgelés a progressé de +55 à +81% en mars (données cabinet IRI). Les français préfèrent réduire la fréquence de leurs déplacements en magasin.

Ainsi en cette période de crise sanitaire les consommateurs ont plus que jamais besoin d’être rassurés par des produits locaux avec un circuit de distribution court, bio, naturels, innovants …

 

IDmer s’inscrit dans ces tendances et vous propose des formulations à façon de produits gourmands, sains et originaux, prêts à déguster pour tous les moments de consommation.

 

Murielle Fretigny – Ingénieur R&D Agro

 

 

 

25 mai 2020
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Actualité et publication

CFIA-Rennes-2020
Motif élémentaire de l'Elastine

Et si l’on parlait de l’élastine?

L’Elastine est une protéine fibreuse, composée majoritairement d’acides aminés non polaires (alanine, valine, leucine isoleucine), qui lui apporte un caractère hydrophobe.

Elle est sécrétée par les fibroblastes, essentiellement durant la période de croissance. Sa synthèse diminue avec l’âge et elle est progressivement remplacée dans les tissus par le collagène, significativement moins souple. Cette protéine est caractérisée par la présence de desmosine et d’isodesmosine au sein de sa séquence en acides aminés. Ceux-ci assurent des pontages intramoléculaires qui conduisent à une structure tridimensionnelle dite en filet, assurant son l’élasticité remarquable. In vivo, l’élastine est associée à des glycoprotéines afin de créer une fibre d’élastine. Outre les points particuliers précédents, l’élastine est chimiquement proche du collagène. Ces deux protéines de structure sont riches en glycine (un tiers des acides aminés), en proline (un neuvième des acides aminés) et ne contiennent quasiment pas de cystéine et d’histidine. Cependant, à l’inverse du collagène, l’élastine ne contient pas d’hydroxylysine et très peu d’hydroxyproline.

L’élastine est un composant clé du derme (de 1 à 5% du poids sec). Les autres tissus biologiques riches en élastine sont les tendons et particulièrement les ligaments (jusqu’à 70% d’élastine). Enfin les artères sont également très riches en élastine. L’aorte compte par exemple près de 40% d’élastine dans la composition de ses parois.  De façon générale, l’élastine est présente dans tout tissu susceptible de subir des déformations régulières, des variations de pression ou l’application de tensions mécaniques (poumons, système vasculaire, point d’ancrage du système musculosquelettique…).

Souvent valorisée à partir de coproduits d’animaux terrestres, l’élastine peut aussi être extraite à partir de sources marines. L’extraction de molécules biologiques à partir de biomasse marine est d’avantage acceptée par le consommateur, notamment dans les domaines de la nutraceutique et de la cosmétique pour lesquels cela représente même un argument marketing fort.  Les peaux de poissons ou les crosses aortiques de certaines espèces de poisson de grande taille (thon ou saumon par exemple) sont des gisements d’intérêt pour la valorisation de l’élastine.  Les applications industrielles d’une telle molécule sont nombreuses :

Dans la cosmétologie, les peptides d’élastine de faible poids moléculaire, issus d’hydrolyse enzymatique par l’élastase, sont très prisés. L’apport en élastine conduit à la stimulation des fibroblastes du tissu dermique (rôle dermo-restructurant et augmentation des capacités cicatricielles) et à la diminution de l’activité catalytique des élastases naturelles, par « piégeage » de l’enzyme (mécanisme d’inhibition compétitive de l’enzyme). Les peptides de haut poids moléculaire trouvent leur application dans le soin du cheveu :  gainage des cheveux par effet tenseur et protection contre les traitements agressifs.

La nutraceutique, elle, revendique l’activité « anti-âge » de l’élastine.

Pour finir le domaine innovant des biomatériaux exploite des propriétés physico-chimiques originales de l’élastine (caractère hydrophobe, rhéologie peu commune), au sein de matériaux composites, pour de futures applications industrielles et médicales.

Julien Boussadia – Chef de projets R&D Biotech

05 novembre 2019
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